Jean Soublin
  • Jean Soublin. Journaliste visiblement tenté par l’Histoire, il n’est passé à la fiction qu’à l’approche de la quarantaine (Lascaris d’Arabie, Seuil, 1983). Il y a réussi à sa façon : documentée, précise, un rien distanciée. Les quatre romans qu’il a publiés depuis lors s’inspirent d’ailleurs de sources historiques finement repérées. Soublin semble partager sur la question le point de vue de Nietzsche : les historiens disent la vérité tant qu’ils s’en tiennent aux détails mais ont tendance à tricher pour peu qu’on touche aux grands enjeux ; au lieu que les romanciers, s’ils en prennent souvent à leur aise avec la réalité des faits, sur l’essentiel disent le vrai. Lire Soublin romancier, c’est d’abord se procurer le plaisir de suivre un raconteur qui connaît son affaire ; c’est surtout avoir une chance d’approcher, du plus près possible, la fuyante vérité de ce qui fut.

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