Frankie et johnnie

Frankie et johnnie

Meyer Levin

Hemingway professa toujours une admiration particulière pour l’œuvre de Meyer Levin (1906-1981). Parce que cette œuvre s’entendait à aller loin dans le registre de la sincérité : là où ça fait vraiment mal. Et parce qu’elle s’employait à cette fin avec un art bien propre à la séduire : un art attentif à effacer ses propres traces.

De cela, le lecteur a déjà eu la preuve...

Traduit par Muriel Goldrajch

Édition papier

Date de parution : 18/03/2005

Prix : 7,60 €

Format : 192p.

ISBN : 978-2-7529-0067-8

Hemingway professa toujours une admiration particulière pour l’œuvre de Meyer Levin (1906-1981). Parce que cette œuvre s’entendait à aller loin dans le registre de la sincérité : là où ça fait vraiment mal. Et parce qu’elle s’employait à cette fin avec un art bien propre à la séduire : un art attentif à effacer ses propres traces.

De cela, le lecteur a déjà eu la preuve en découvrant le légendaire Crime (1956), qui inspira un film célèbre avec Orson Welles. Et il en aura la confirmation, éclatante, en lisant Frankie & Johnnie (1930), bref roman bizarrement en avance sur son époque (jamais traduit chez nous à ce jour) et qui se donne surtout l’air de n’avoir l’air de rien. Du Salinger avant la lettre, si l’on veut.

Le thème de ce petit livre écrit délibérément avec les mots de l’adolescence, traite du thème le plus banal en apparence (le seul, pourtant, selon Hitchcock) : Boy meets girl... On est à Chicago au début des années 30, dans une Amérique déjà très permissive, mais où il est posé (non sans peine) qu’on ne « couche » pas avant d’être prêt à épouser. Johnnie rencontre Frances (dite Frankie) dans une surprise-party. Ils « sortent » ensemble : et lui voudrait bien pousser l’affaire un peu plus loin, sans attendre...

Las, depuis Tristan, on sait que ces histoires toutes simples ne demandent qu’à se compliquer.