Walter Scott
  • Né à Édimbourg en 1771, Sir Walter Scott est issu d’une famille de militaires et de propriétaires terriens. À l’âge de deux ans, il contracte la poliomyélite qui sera la cause d’une claudication définitive à la jambe droite. On l’envoie alors vivre au grand air chez ses grands-parents, près de la frontière avec l’Angleterre. Fréquemment en contact avec la population locale, écoutant les chants et les récits anciens, Walter Scott se passionne pour l’histoire et les traditions de son pays. À partir de 1786, il fait son droit et est admis au barreau d’Édimbourg en 1792. Le magistrat s’essaie à la littérature et publie une traduction du drame de Goethe, Goetz von Berlichingen. Mais depuis son adolescence, c’est surtout à la transcription des vieilles ballades écossaises qu’il se consacre. En 1802, ces chants anciens sont édités sous le titre Les Chants de ménestrels de la frontière écossaise ; il publie aussi des poèmes de son cru comme La Dame du lac. L’art avec lequel il évoque et peint le passé le place au premier rang des poètes romantiques. Cependant, devant l’engouement des lecteurs pour Lord Byron, il décide d’abandonner la poésie et, passionné par le passé historique de l’Écosse, il invente alors un nouveau genre littéraire : le roman historique. En 1814, paraît Waverley, sans nom d’auteur, en 1820, Ivanhoé, puis en 1823 Quentin Durward. Le retentissement sans précédent de ces œuvres romanesques trouve un écho jusqu’en Europe. En France, il exerce une influence considérable sur des auteurs romantiques tels que Victor Hugo, Alfred de Vigny et Honoré de Balzac. Enrichi par ses succès éditoriaux, Walter Scott achète le château d’Abbotsford, où il mène une vie de grand seigneur jusqu’à la faillite en 1926 de son éditeur, auquel il est associé et qui le ruine. Walter Scott, tenant à faire face à ses obligations financières, entreprend un labeur extraordinaire qui l’épuise. Il meurt le 21 septembre 1832 et repose dans le cimetière de l’abbaye de Dryburgh. Son dévouement à la culture écossaise et à sa sauvegarde lui vaudront le surnom de « Magicien du Nord ».

Les titres de l'auteur